dissabte, 1 d’octubre de 2011

Escoltes telefòniques

http://www.20minutes.fr/societe/797876-ecoutes-journalistes-philippe-courroye-dit-persuade-veut-nuire


ENQUETE - L'ex-juge conteste la recevabilité de la plainte qui le vise...

Le procureur Philippe Courroye n'a pas l'intention de faire profil bas. Convoqué par une juge d'instruction fin octobre à propos des écoutes téléphoniques visant des journalistes du Monde dans l'affaire Bettencourt, l'ancien juge conteste la plainte qui le vise dans une interview accordée ce samedi au Figaro. «Ce ne sont pas journalistes qui étaient visés: nous cherchions à vérifier si des personnes acteurs de l'enquête étaient à l'origine des informations du Monde», affirme-t-il. «La contestation de la recherche des fadettes (ndlr: factures détaillées de téléphone) de journalistes relève d'une éventuelle nullité de procédure, mais pas d'une infraction pénale», «sur le fond, la plainte ne tient pas la route; sur la forme, elle est irrecevable», confie le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine).

«La malveillance est manifeste»

Il indique également être convaincu qu'il existe «une véritable volonté de me nuire, de porter atteinte à mon honneur, à mon intégrité professionnelle et personnelle (...). La malveillance est manifeste.» Avanat d'ajouter: «A partir d'une nullité de procédure on veut me transformer en délinquant, pour me nuire dans un contexte très particulier.» Questionné sur ce «contexte particulier» et sa possible candidature au poste de procureur de Paris, à pourvoir actuellement, l'ancien juge est resté évasif.

Interrogé également sur une démission de son poste après une possible mise en examen dans le cadre de l'affaire des fadettes, Philippe Courroye annonce qu'il restera procureur, et contestera «vigoureusement les charges retenues».

La juge d'instruction parisienne Sylvia Zimmermann, en charge de l'enquête sur la violation des sources du journal Le Monde dans le cadre de l'affaire Bettencourt, a convoqué Philippe Courroye dans l'intention de le mettre en examen.